« Si vous lisez EL (El), vous le verrez au masculin, mais vous le prononcez, vous l'entendrez au féminin ELLE (Elle).
Ainsi écrit Michèle Longis pour expliquer le titre de son beau livre, emprunté au mot hébreu qui désigne le nom de DIEU. EL donc. Un livre où elle a voulu mettre la parole (avec un grand P) en paraboles.
Il s’agit d’une suite de récits bibliques de l’Ancien et du Nouveau testament proposés sous forme de contes poétiques mettant en scène des personnages qui ont été les héros ou les témoins des évènements relatés, à commencer par EL lui-même (ou elle-même).
Les animaux y ont la parole, tels le serpent du jardin, la colombe de l’Alliance, l’ânesse de Balaam, le chien de Tobie ou le poisson de Saint Pierre… ; comme les hommes et les femmes rencontrés dans ce voyage au pays des Ecritures : gens célèbres (Caïn, Jacob, Judas Marie de Magdala, Lazare, Salomé) ou inconnus : Addi, dont le sac contient trois pains et deux poissons, Claudia, la femme de Pilate, Caïus le centurion ou Marcus Longus qui joua la tunique aux dés.
Sur les textes fondateurs – qui sont reproduis en référence – ce sont des variations que propose Michèle Longis dans un style limpide, allègre et imagé. Des variations qui, par leurs chemins de traverses, nous ramènent à l’essentiel du message, pour nous en faire percevoir pleinement toutes les richesses.
Mais Michèle Longis n’est pas partie seule dans l’aventure. L’artiste peintre marseillaise Janine Moreau, dont l’œuvre entière est baignée de la lumière biblique, s’y est associée par sa propre partition de couleurs et de mouvements, qui vient comme en contrepoint au texte, apporter elle-même magnifiquement une profusion de signes et de symboles, autres manières de paraboles au service de la Parole.
Cet album, superbement mis en page et typographié par Richard Bouts (BA Concept) est publié chez Emeth-Editions à Montmeyran dans la Drôme.
Vous le trouverez à la Librairie Saint-Paul à Marseille.
Je vous en rappelle les auteurs : Michèle Longis et Janine Moreau.
Le titre : « EL, Parole en paraboles ».
On espère une suite.
Jacques Bonnadier