Elle s’appelait Marie… Orpheline, elle n’avait que vingt ans et un cancer… Le Père André-Marie l’avait hébergée et L’aidait à survivre…Pour essayer de la faire manger, il écrivait la nuit, des textes qu’il lui lisait au moment des repas, comme on dit des contes aux enfants pour les consoler…
La petite Marie nous a quittés. Quelques pages ont échappé à l’incendie de « La Demeure ».
Ce sont les premiers chapitres.
Dans ce livre, ne voyez aucune révolte… N’y voyez que des constats…Il fait toucher du doigt à la fois, les merveilles, la misère et la pauvreté… Non, l’amour n’est pas aimé… alors il tente de Le consoler, durant ses insomnies, en lui racontant des contes pour enfants et en rêvant qu’ils soient contagieux.
L’insomnie, qui de nous ne l’a connue ? Mais qui a songé, avant le Père André-Marie, qu’elle peut être, non pas un temps d’énervement, de ressassement, de ruminations stériles, mais au contraire une chance donnée à l’ouverture au monde, à une autre aspiration de l’âme ?