2 Aout
De t’avoir vu pleurer, ma mère,
Je me souviens.
Etait-ce à cause de moi pou pour moi ?
A l’époque, ce la ne m’intéressait guère :
Je ne pouvais savoir,
Je ne savais pouvoir.
Maintenant que je crois savoir,
Je sais que je ne peux plus rien
A tes larmes, maman.
Mais il me vient au cœur
D’inventer, dans ma mémoire,
Au plus secret de moi,
Tous les « je t’aime » qu’on a pu te dire,
Mêlés à tous les sourires
Qu’on a pu te faire, que tu as dû faire,
D’en décorer ma vie
Et de m’en rendre digne
Pour te maquiller, maman,
De mon bonheur de vivre
Dans le monde où tu m’as mis,
Sage-femme de ma vie.
Père André-Marie
Maman (tomeII)
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