19 Avril
Les dimanches après-midi d’été,
Nous allions nous promener.
« Tu vois, disait ma mère,
La gloire de DIEU c’est ici. »
Nous nous regardions, étonnés,
Sans comprendre l’allusion
A cette gloire de DIEU qui, le dimanche,
Après vêpres, se promenait comme nous,
Dans la campagne…
« Ne venons-nous pas de chanter
A l’église : le ciel et la terre
Sont remplis de sa Gloire ? »
Alors je respirais très fort,
En essayant de ne pas vider
Tout à fait mes poumons,
Pour garder, en moi, un peu de cette gloire
Qui, partout, devait flotter dans l’air.
Depuis, je sais que cette gloire de DIEU
Existe au cœur des milliards de cellules
Qui composent mon corps,
Des milliers de brins d’herbe,
Des millions d’étoiles qui brillent,
La nuit, même au-dessus des nuages.
Père André-Marie
Maman (tome II)
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