31 Juillet
Dans la solitude, les mots
Prennent une autre amplitude :
Ils n’ont plus besoin d’être prononcés.
On les vit du dedans.
Ils sont l’aveugle qui,
Ne voyant pas l’extérieur,
A toute possibilité
De deviner par l’intérieur
Et de créer, à sa mesure,
Des espaces de vie.
En toi, tu as fait un livre
De votre histoire,
Ne le garde pas nécessairement
Ouvert à la dernière page.
Ouvre-le à toutes les pages
Où il est vivant,
Non pas dans la nostalgie
D’un passé disparu
Mais dans le réalisme
D’un présent à construire.
Ce présent est mystérieux
Mais habité de cette conscience
Que le mystère de la vie
Est vivant en toi.
Père André-Marie
Au-delà de la vie (tome I) |