1 Juin

 

Depuis des semaines,
Douloureusement, dans sa maladie,
Ils accompagnaient leur petit.
Le voilà parti à jamais
Là où la vie emporte
Quand un corps n’en peut plus
De faire semblant de survivre.
Lorsqu’on perd ses parents,
On vous dit orphelin.
Lorsqu’on perd son épouse,
On vous dit veuf.
Mais lorsqu’on perd son enfant,
La douleur est si indicible
Que le dictionnaire n’en a pas encore
Trouvé l’appellation.
Souffre-t-on alors sans rime ni raison,
Sans compte à rendre
A rien ou à personne ?

N’attends pas leur mort pour entourer
De toute ta tendresse ceux dont
Tu as encore le bonheur
De partager la vie,
A qui tu as encore la chance
De sourire aujourd’hui.

 

Père André-Marie

Au-delà de la vie (tome I)