1 Octobre
A l’époque, il n’y avait pas encore
Beaucoup de publicité dans la presse.
On appelait cela les réclames.
Elle aimait les regarder,
Surtout la mode des vêtements :
Son métier de couturière refaisait surface.
Elle commentait, s’indignait, admirait.
Parfois j’imagine que tu regardes ma vie
Comme autrefois les manteaux
Que tu avais cousus et que tu voyais
Se promener dans la rue.
« Ce monsieur, se tient mal,
Son vêtement a l’air d’un sac. »
J’avais envie d’aller supplier le grand-père
De redresser les épaules
Pour que le travail de ma mère
Ne soit pas déprécié.
Et si je me suppliais de ne jamais
Baisser les bras
Pour que la vie que ma mère
M’a cousu main et sur mesure
N’ait pas l’air d’un sac…
Elle serait encore fière de son travail.
Père André-Marie
Maman (tome II)
|