1 Septembre
Combien d’amours clandestines,
Combien de fausses mademoiselles
On habité les racines de mon passé ?
Combien de paroles chuchotées
Ont révélé de faux secrets inventés ?
Combien d’enfants non attendus, de vies
Non désirées malgré des baisers volés ?...
Si, par une sorte de racisme endémique,
Je voulais n’avoir vécu que du côté
Des grands, des purs, des fidèles,
N’avoir de passé que dans des eaux
Sans vague, ni tumulte, ni raz-de-marée…
Si, m’arrêtant sur l’autre versant,
Celui des amours fidèles,
Des parcours sans erreur,
Des milliers d’heures d’attention,
D’angoisse, de tendresse que les mamans
Ont, avec joie, sacrifié à leurs enfants,
Si baigné, baptisé, purifié
De tous les ruisseaux de larmes
Qui ont coulé de tous ces yeux,
J’ose regarder la vie avec se ombres
Et ses lumières, ses peines et ses joies,
Je peux déclarer sans erreur :
Je suis l’enfant de l’amour.
Père André-Marie
Maman (tome II)
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