Il existe sur terre des hommes, des femmes qui ne font aucun cas de leur vie, car ils se consacrent totalement aux autres, jusqu’au bout de leur force.
Le père André Marie est de ceux là.
Prêtre de son état, il est avant tout faiseur d’espoir pour les plus démunis, les paumés, les rejetés de la société. Très épris de justice, il se battra contre vents et marées pour que le sort des plus faibles soit pris en compte, non pas seul mais avec l’aide de DIEU, il défendra la cause de la veuve et de l’orphelin.
Concrètement, grâce à la « Demeure » il accueille tous les blessés de la vie.
Mais, y a-t-il encore de l’espoir Père André Marie dans ce monde où règne continuellement l’injustice ?
Vous, vous y croyez dur comme fer, car CHRIST est en chacun et c’est cela que vous voyez Père André Marie !
C’est pourquoi jour après jour, instant après instant, il mène le bon combat de la foi pour ces hommes, ces femmes et ces enfants qui souffrent moralement, physiquement, spirituellement.
Il écoute, il prie, il agit….
C’est un artiste et un écrivain hors pair. On ne se lasse pas de lire ses méditations.
En elles, nous nous découvrons. Nous trouvons la vraie Liberté de CHRIST, la Paix de DIEU celle qui surpasse toute intelligence, l’Amour de notre Père céleste pour chacun d’entre nous et pour celui qui veut bien se laisser remplir et visiter par l’Esprit Saint.
Le Père André Marie est également en étroite relation avec le Père Pedro à Madagascar
Qui lui aussi se donne corps et âme pour sortir les gens de la rue, de leur dépotoir, de leur infernal misère, en les incitant et en les aidant à construire des maisons.
Là-bas aussi des miracles se produisent, des personnes sont transformées par l’Amour de CHRIST
Lui aussi est un faiseur d’espoir.
Annie.
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L’argile, sous les doigts du père André-Marie, prend les formes les pus diverses.
Mais lui-même, de quelles terres, de quels matériaux s’est-il servi pour donner corps à l’élan qui l’habite : pour devenir ce qu’il est ?
De quelle argile est fait celui que l’on appelle là-bas, dans les pays de la faim : le potier de l’espoir ?
Quand il se confie, comme il l’a fait à son ami Alain Sherrer, le premier événement significatif qui surgit dans sa mémoire remonte à un certain jeudi de juin 1946.
André Foutrein a neuf ans. En soutanelle et surplis blanc, une sonnette au bout du bras, il précède un vicaire de sa paroisse, à Hazebrouck, jusqu’au village où celui-ci va proposer les derniers sacrements à un mourant.
Depuis longtemps déjà – il ne se rappelle pas avoir jamais envisagé un autre avenir – l’enfant pense à devenir prêtre. Comme l’un de ses oncles. Sa mère l’a toujours souhaité. Son père, grand invalide de guerre, les a élevés, Michel son frère aîné, et lui, dans le sens du devoir et le souci de rendre service.
Ce jour-là, le petit André-Marie va avoir la première révélation d’une situation qu’il rencontrera bien souvent, plus tard, chez ceux qui se confieront à lui : celle des exclus, ou du moins des marginaux, de l’église.
Marginal, ce malade auprès duquel il se rend l’est devenu en épousant une protestante. L’église, à cette époque – avant le concile Vatican II – exige, pour un tel mariage, des conditions que le conjoint protestant ne peut accepter sans problème de conscience. Faute d’y avoir souscrit – il y a vingt-cinq ans, quand il s’est engagé – ce couple n’a pu faire reconnaître par elle son mariage. Et pour le prêtre qui vient à son chevet, cet homme qui partage la vie d’une femme sans être marié est en état de péché. Il doit le confesser s’il veut recevoir la communion, et avoir droit à un enterrement religieux.
L’homme ne veut rien entendre. Il aurait le sentiment, en faisant une telle confession, de renier vingt-cinq ans de sa vie, de leur vie. Il mourra, le soir même, sans être réconcilié avec son église.
Une issue inacceptable pour André. Sa décision est vite prise. En cachette, il va chercher à l’église de l’eau bénite. Et c’est lui, un petit bonhomme de neuf ans, qui, au cimetière, sera là pour dire les dernières prières.
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